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Les jours mes nuits

Ce livre déroule ses poèmes en deux séries parallèles qui peuvent se lire en continuité ou en alternance. Ce procédé permet au lecteur une approche intimiste de l'univers de Lise Lundi-Cassin. Le repli nocturne sur son catamaran lui sert à s'isoler dans le silence et la solitude souvent meublés par les lectures fertiles d'œuvres poétiques comme celles de Char ou de Jaccottet car elle reste amarrée à l'ancre de leurs mots. Cet isolement, c'est aussi une immersion dans les souvenirs suivie d'une lente remontée avec nécessité d'un temps dans le caisson de décompression. Les belles photographies de Claude Burneau accompagnent ces poèmes où le regard s'aiguise à chaque page, regard que Lise Lundi-Cassin porte sur toutes sortes de gens, dans des salles d'attente ou des salons de coiffure, à la poste ou au restaurant. Le titre de ce livre trouve une justification dans cet aller-retour entre foule et solitude. L'ambiguïté est définitivement levée en observant les deux photos de couverture, recto et verso, photos où les deux silhouettes sont séparées puis réunies. Entre les jours et mes nuits je jette les mots aux courants incertains, mots emportés au large, mots engloutis par la mer et l'oubli, ou mots retrouvés par une mémoire fidèle, l'œil rivé à l'œilleton d'un hublot, braqué sur le monde.

Georges Cathalo, rétro-viseur

Un livre à deux voix. Celle du jour : des croquis pris sur le vif du quotidien. Celle des nuits : journal nocturne d'un marin solitaire à bord de son catamaran sous couette. De petits textes. Chacun avec son émotion. Chacun semble interroger le lecteur : qu'est-ce qu'une vie ? est-ce que c'est une vie ? ces petits riens qui agacent, qui sourient… qu'on ne voit même pas, même plus… et pourtant…
Ça invite à la tolérance ce livre là. A l'ouverture : la seule qui compte celle qui nous ouvre à l'autre, à sa réalité ; à son humanité. Au respect.
Oui tout ceci ça fait beaucoup de vie. faudrait demeurer à cette hauteur là : vivre à hauteur de vie !
Les photographies en noir et blanc fondent le texte. Tout ceci tient bien en page. Et ce n'est pas la moindre des réussites du livre que de marier ainsi aux jours et aux nuits, des fragments d'images du quotidien.

Patrick Joquel - févr.-08

On a d'abord plaisir à feuilleter le livre, en se laissant prendre à la beauté des photographies; sans besoin de saisir les fils qui s'entrecroisent.
Ensuite nous appelle le texte. En haut des pages, " le jour " évoque la vie du dehors : Désordre, bruit, folie des hommes dans la vie publique. Le bas des pages 'mes nuits " renvoie à l'obscur, à l'intime du dedans avec ce rêve d'un catamaran dont " les mots tiendraient la barre " " feraient face aux lames de fond ".
Le liseré d'une couette tiède et complice suffit à nous embarquer avec une fleur de soie qui danse quand se secouent les voiles. Certes parfois se lève " le pavillon noir " mais il est possible de " prendre le large " avec à bord les livres des poètes.
Claude Burneau se saisit d'un élément du jour ou de la nuit, le déplace de son contexte, et dans une vue panoramique ou macroscopique offre sa vision singulière du monde dans une harmonie de noirs et de blancs, avec parfois une note sensuelle (le pli d'un drap ou d'une nappe).
Un entrecroisement de deux regards sur les petites et grandes choses du quotidien.

Jacqueline Persini-Panorias, pour Poésie Première

[Lise Lundi-Cassin] a signé plusieurs recueils et des ouvrages de correspondances où elle témoigne des rudesses des parcours terrestres, du besoin -simplement humain- que chaque être ressent de se ressourcer auprès de la nature et des autres. Avec son nouvel ouvrage Les jours mes nuits, Lise Lundi-Cassin poursuit cette exploration de ce qui doit être l'essentiel de la vie, jouant ici de l'alternance des rencontres simples, banales des périodes diurnes, avec les silences, la solitude des plages nocturnes où elle se trouve dans son catamaran (son lit). Cette suite de paysages intérieurs, où alternent les séquences souriantes, la nostalgie, mais aussi par moments une forme de jubilation contenue, est mise en forme par un judicieux accompagnement photographique : les clichés de Claude Burneau en noir et blanc, avec toute une tonalité de grisés, appuient un propos, renforcent un sourire, ponctuent une histoire. Les jours mes nuits sont un peu une mise en lumière de ce qui anime tout être, dans ses profondeurs intimes.

C.D. - Courrier de l'ouest

Entre les jours et mes nuits, je jette les mots aux courants incertains. Se mêlent sur chaque double page un poème sur le jour (en haut, scènes de la vie quotidienne), un autre sur la nuit à bord d'un catamaran (en bas). Les relie une composition photographique de toute beauté en noir et blanc, souvent en macro. Ainsi, on croise sur la route un cadavre d'animal (photo d'une lisière de fourrure et le granuleux du macadam), un tournesol isolé au bord d'une route (macro des pistils). L'auteure met en scène des personnes de la vie courante, une femme dans un salon de coiffure, un couple de 60 ans au resto (en photo, macro d'un pliage de serviette), un couple d'amoureux au bord de mer, l'employée qui pèse les légumes au supermarché, une dame âgée et un jeune qui éclatent de rire sous l'abribus... La nuit, la narratrice investit son catamaran en des soirées lectures, cette nuit, les mots des autres tiendront la barre... Ce soir Philippe Jaccottet est à bord./Retour sur la Semaison III des Carnets... J'ai navigué ce soir avec un Hongrois:lmre Kertèsz... Patrick Modiano... Jean Tardieu ". Tout un parcours de lectures !
Soulignons à nouveau la qualité et la créativité des photos de Claude Burneau qui réinterprètent le texte, le prolongent, assurent une véritable mise en scène des poèmes en vers ou prose poétique. Un livre à vivre, à habiter ! Une véritable réussite !

Lycée. O. B. Inter CDI

Il y a le haut du livre : une petite fille hurle dans un caddie, une vieille dame sert de la viande hachée et des yaourts à la caisse d'un supermarché. La vie quotidienne, quoi ! Et puis il y a le bas de la page, où l'on retrouve Lise dans la solitude de sa chambre, sur son lit " catamaran ", " maître à bord d'un bateau sans équipage ". Elle y évoque les " bulles " dans sa tête, les idées noires, les roulis de la solitude. Entre les deux, les images de Claude Burneau, déconcertantes, décalées. Cela donne un livre de vie, livre de veille, exigeant, très écrit, à dominante grise, comme le quotidien de Lise, qui ne cache pas sa douleur à porter sa solitude.
" En fin de saison, les regards se font plus rares ".
Un livre à lire, à voir, et à méditer.

Yves Viollier - Lire en Vendée

Deux regards parallèles, deux histoires parallèles, deux temps, deux univers : celui du jour, temps du social et celui de la nuit, temps de la solitude, de l'intime ; c'est ce que nous présente Lise Lundi-Cassin dans ce livre à la belle plastique. Les textes de l'auteur sont dans l'écrin des œuvres de Claude Burneau, s'inscrivant sur les photographies de celui-ci. Pour vous donner une idée de ce que cela rend : le format du livre est 170 x 260 cm ; les photographies sont pleine page et les deux textes s'inscrivent l'un en haut de la page (les jours) et l'autre en bas de page (mes nuits).

Les jours sont comme des instantanés pris sur le vif du sujet ; mes nuits est plutôt d'essence du journal intime d'une navigatrice sur un voilier. Les deux thèmes se rejoignent à la fin du recueil sur une page blanche :

Entre les jours et mes nuits je jette les mots aux courants incertains
l'estran brille sous la lune
flux et reflux
comme le bois flotté sous un ciel d'ecchymoses
ne pas demeurer.

Lise Lundi-Cassin nous invite à lire ses perceptions de " vie " sociale - je mets des guillemets parce que souvent elle nous montre des instants où la vie s'est absentée - où les protagonistes semblent pris dans des filets dont ils ne savent pas se sortir, en ont-ils conscience ?
Tous les jours il arpente les rues de la ville. Il marche à longs pas glissés, coiffé selon le temps d'un béret rouge ou jaune, assortit à son blouson.
Il grommelle parfois des insultes en croisant les passantes.
Il a de longs bras et remorque régulièrement un grand cabas gonflé qui effleure le bitume.
Personne ne sait ce qu'il transporte.
La femme vient de changer de trottoir.
Dans mes nuits, l'univers est tout autre, plus intime, plus près de la vie intérieure de cette femme qui vit sur un catamaran.

Dimanche 15 août.
Sentiment d'être amarrée au bord d'une île déserte.
Malgré le soleil qui inonde la passerelle,
je crochète des idées grises en rêvant de mascaret.

Il y a une humanité qui transparaît dans ce recueil qui est due au décalage entre les deux univers, car nous avons tous à vivre ce temps du social, aux conventions, aux rites définis, alors que le soir vient le temps où notre univers intime, notre imaginaire peut vivre.

J'en veux à Patrick Modiano.
Invité à bord ces derniers soirs, il a réintégré la cargaison,
Me laissant en proie au ressac de son " accident nocturne ".
La lumière artificielle fait ressembler la cabine à une coque d'œuf anémié.
" La vie est un éternel retour " fait-il dire au mystérieux Monsieur Bouvière.
Comme son personnage, moi aussi j'aurais préféré
" la légèreté du bonheur à la profondeur des sentiments. "

On ne boude pas son plaisir à lire ce livre où les œuvres de Claude Burneau dialoguent vraiment avec les textes sans chercher à illustrer. L'écriture est vive, croquant l'instant, nous en disant l'essence. L'instant dit n'est jamais clos et laisse ouverts des possibles. C'est le genre de livre qui laisse plein d'images dans votre tête et qui continue à vivre en vous pendant un bon moment.

Gilbert Desmée (21/08/08) Encres Vagabondes

 


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Instants d'Yeu

 

Photos couleurs ! Prises durant les errances silencieuses, l'œil à l'affût, dans l'île… Loin des regards touristes, on entre ici dans le dialogue intime entre photographe et monde… On découvre les sentiers du regard, on respire avec lui sur les petites choses de ce monde et les grandes… On s'arrête… On entre en communion, communication avec la vie…
Les haïkus accompagnent le regard. J'aime bien dire que le haïku c'est le poème photo… Les deux se tiennent bien la main. Ce qui tient vraiment bien ici c'est le léger décalage qui s'installe entre les mots et les images. Loin de bégayer entre eux la même idée, le même sentiment, texte et image créent ensemble tout un jeu de miroirs qui nous tend vers l'infini et nous ramène à nos propres préoccupations de vivant.
Un livre intimiste. A lire et relire quand on se sent bien dans le silence, paisible, renoué.
Une belle idée de cadeau…

Patrick Joquel

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La poésie est une expérience de la complicité et de l'intimité. Claude Burneau sillonne familièrement l'île d'Yeu qui de toute évidence lui est proche. Il porte sur les lieux un regard attentif, affectueux même, et sait traduire par les photographies et les poèmes une proximité véritable. Les haïku, par leur brièveté, leur rythme familier et leur puissance de suggestion renforcent cette impression que l'on a d'être là nous aussi, de suivre le poète dans ces lieux d'une complicité amoureuse qui oriente insensiblement sa manière de voir les choses et de nous restituer l'intime d'une île qu'il porte en lui.

Alain Boudet

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L'île d'Yeu contée en images et en haïku

Claude Burneau, conteur, poète et photographe, publie " Instants d'Yeu ". Ses photographies furtives de l'île font écho à de courts poèmes.
Une invitation à la méditation et à la rêverie. Claude Burneau révèle l'île d'Yeu sous son propre regard, celui du photographe d'abord, avec 41 photographies couleurs, instantanés pris au hasard de ses promenades à pied ou à vélo.
Celui du poète, aussi, avec des vers qui font échos aux images et des images qui font échos aux mots. Couleurs, formes, géométrie... Son appareil numérique a saisi au vol nature et paysages marins, là un galet échoué sur la plage, ici l'épanouissement d'une fleur. "Absent dans les photos, l'Homme est présent dans les textes", souligne Claude Burneau. De petits textes furtifs, fulgurants comme des bruissements soufflés par le vent. Ce sont des haïku, "ces poèmes japonais qui tentent de dire en trois vers le monde et les hommes " indique l'auteur en quatrième de couverture. "Une forme classique contraignante car il faut faire sens tout en étant très concis", précise le poète vendéen, habitant de la Meilleraie-Tillay, qui explore ainsi, l'île où il se rend régulièrement " en touriste pour les vacances, depuis 25 ans".

Faible tirage pour recueils uniques
Claude Burneau a écrit quatre livres (nouvelles et recueils de poèmes) et de nombreuses autres publications. Pour la première fois, il publie ensemble, poésies et photos, prises de 2001 à, 2005. "Chaque jour j'aurais pu faire des photos différentes d'un même endroit, la lumière et la flore varient sans cesse. Cette diversité m'a séduit. " Et comme pour montrer cette infinité des possibles, l'auteur offre dans chacun des exemplaires de son livre, une photo originale numérotée et datée, prise 414 fois, le même jour, en un même lieu. Avec en regard, un haïku différent pour chaque ouvrage. " Comme le livre n'est édité qu'à 414 exemplaires, mon éditeur et moi avons fait en sorte que chacun des ouvrages soit unique."
Et pour s'initier à l'art du haïku, il faudra suivre Claude Burneau lors des ateliers d'écriture poétique qu'il propose avec l'association Dir&crire.

C.B. Ouest-France 05 06 06

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L'Echo des Livres

Instants d'Yeu, de Claude Burneau

Un superbe ouvrage vient de rejoindre la collection des innombrables parutions consacrées à l'Île d'Yeu, instants d'Yeu. Une découverte originale, poétique et pleine de sensibilité conduite à travers rivages et sentiers, par Claude Burneau. Lequel exprime là son attachement à l'Île "d'Oya", grâce à un regard photographique inattendu et surprenant sur la beauté secrète d'un rocher qui n'en finira jamais de dévoiler ses charmes. On réalise alors qu'une rencontre intime s'est nouée avec une nature fragile et l'auteur. La préface nous dévoile déjà ce chemin initiatique : "Quand les deux extrémités de l'Eurasie se rencontrent: Images de I 'Î1e d'Yeu et haïku, ces poèmes japonais qui tentent de dire en trois vers le monde et les hommes. Deux voyages que l'on peut faire en parallèle, nais aussi main dans la main, en amoureux des formes, des couleurs et des mots.
Sérénité, rêverie...
Le talentueux observateur a su saisir l'intimité de Yeu au moyen de clichés étonnants. Ce qui paraît banal prend une autre dimension par la magie d'un objectif avisé. Ce professeur d'histoire et géographique de la commune paisible de Pouzauges en Vendée profonde, est un récidiviste, ayant déjà publié pour le compte des éditions "Soc et Foc" des publications personnelles, telles que Petites musiques des nuits (accompagnement graphique) et Par monts et par mots, des ouvrages qui s'inscrivent dans la ligne poétique d'instants d'Yeu. Il nous livre le sens de sa démarche "Je connais 1'Île d'Yeu depuis 20 ans. C'est un lieu de sérénité et de rêverie. J'adore marcher sur sa lande, observer sa nature, et /'envie irrésistible d'aller à l'universel, Dans ce fascicule, un élément de la photo suggère le texte". En effet, conçu sur le principe trois vers 17 syllabes (5,7,5) scIon le précepte de la poésie japonaise, "haïku", le lecteur se laisse bercer par une douce mélancolie des photos et des mots. Ce touchant et magnifique ouvrage est édité par les éditions du Pays d'Herbes (Les Herbiers) spécialisés dans la poésie, la nouvelle, les récits et les romans. Une maison exigeante sur le choix des auteurs. L'ouvrage est une invitation à découvrir l'île hors des sentiers battus. Editée en 414 exemplaires seulement, chaque épreuve est dotée en dernière page, d'un cliché inédit, daté à la seconde près... Pourquoi ne pas se laisser séduire par la beauté cachée de l'île...

Courrier vendéen 15 06 06

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Animateur des éditions SOC et FOC, Claude Burneau signe ici à la fois les poèmes et les photos de ce " beau livre ". De courts poèmes de trois vers - assez proches de pensées, de maximes - , grappillés dans l'île, qui " accompagnent " bien (au sens musical du terme) la symphonie des couleurs. L'œil du poète s'arrête souvent sur des détails, traces pudiques du travail des hommes ou de celui de la mer, inlassable et toujours changeant. Une invitation à revoir Yeu sous un autre angle : " La meule du temps / ne pourra jamais broyer / les vraies utopies "

Jean-Claude Touzeil

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Un beau recueil de textes et de photographies de l'auteur. Une rencontre, celle de haïkus et d'images de l'île d'Yeu, suscite le miracle de la poésie si rarement atteinte, habituellement, par ces petits textes dont le laconisme est souvent pauvreté. Rien de tel ici dans une complémentarité pleine de grâce.

Revue Le coin de table (Maison de poésie) n° 28

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L'île d'Yeu (23 km2), fragment du Massif armoricain (falaises pittoresques au Sud), se trouve en Vendée. L'auteur accompagne ses haïkus de photos couleur. Une poésie amoureuse en relation avec les paysages marins, la nature sauvage (la coulée de l'eau sur le sable, les nœuds marins et codages, les fleurs, barques, l'univers minéral) qui glisse au fil des pages en pensées sur l'homme et l'existence. C'est vraiment l'instant unique de la photo qui rencontre l'instant éternel du haïku. L'un et l'autre étonnent par la justesse de leur rapprochement. Ce livre est une éducation au regard: " Tout près de tes yeux / attendent tant de trésors / À toi de les voir".
Claude Bumeau vit en Vendée. Depuis 1979, il anime les éditions Soc & Foc. Il est aussi conteur et animateur d'ateliers d'écriture. - 3e et lycée

O. B. - Inter CDI

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On en prend plein les yeux. J'aime bien le format et la présentation, et bien sûr les photos. Celle que je préfère, pour sa pureté et la simplicité - des lignes et du décor - est celle qui correspond au haïkai "Je m'échoue enfin..." J'ai bien apprécié les haïku mais ce que j'ai le plus aimé, c'est cette distance qui existe entre texte et image. J'appellerais cela une "distance proche". Seul(s) un fil (des fils) ténus(s) les relie(nt)... Ces liens sont pour moi une réussite !

Paul Bergèse - Poète.

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"Avec grande sincérité, je te dis que je trouve ton livre très beau. J'y retrouve Yeu, sa lumière du sud, ses couleurs, avec ton regard personnel qui dit l'œil avisé. (...) J'aime tes textes qui apportent à la photo un regard plus profond, plus intérieur ou décalé. On peut même s'en faire un roman, une romance. "

Marijo Coulon, lectrice 


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Rouge Nina

 

C'est l'histoire d'une petite fille qui grandit : on la suit jusqu'à l'âge adulte. Cette petite fille suit un oiseau rouge. C'est cet oiseau qui la fait avancer. Grandir. Et découvrir comme tout un chacun qui elle est.
C'est une histoire qui se passe au début du 20e siècle. Dans la Russie des tsars. De la fin des tsars. De la révolution. Et Nina, adolescente et jeune femme, y joue sa partition. A cause de cet oiseau rouge…
S'entretisse ainsi tout au long des pages l'histoire d'un peuple et celle d'un individu. La quête de liberté des uns et la quête de la liberté intérieure pour l'autre. Le désir de vivre mieux pour les uns et celui de vivre au plus vrai pour l'autre.
J'ai ouvert le livre un samedi après-midi : il ne m'a pas lâché.

Patrick Joquel

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Tout d’abord te dire que j’ai aimé lire ce livre, que je me suis retrouvé dans les personnages, car ils ont une humanité, et c’est la qualité de l’écriture qui a su nous les rendre humain s.
Sur ce plan-là, on s’imagine assez bien dans les lieux, on a l’impression que tu as dû vivre à cette période-là, sous la pluie, dans la boue .
J’ai ressenti chez Nina une force incroyable, un amour des humains, et un dédain envers ceux qui la méprisaient, mais toujours, une curiosité, une envie de découvrir et de savoir, sans a priori. Elle ne se pose pas de questions, même chez les riches .
Parfois j’ai trouvé les transitions trop rapides (en particulier le passage dans la déchéance), mais par contre Nina a toujours en elle cette révolte, elle vit sa vie, elle vit aussi son corps, on se demande quand même comment elle ne peut pas être enceinte (il n’en est jamais question).
Et puis il y a aussi cette révolution qui se prépare, qui nécessite, pour avoir des cadres, que les gens apprennent à lire. Mais que font-ils ensuite de leur savoir ? Les théoriciens, sont déjà dans la démarche de pouvoir, qu’ils n’ont pas envie de partager. Les hommes que tu nous montres sont plutôt minables dans leur comportement personnel, et je ne parlerai de leur intimité, que je ne vais pas dévoiler ici.
Finalement, la quête d’identité, la recherche de ce père, en même temps que cette révolution qui germe, constituent pour Nina un chemin d’espoir. La route est engageante, elle permet de vivre, malgré les obstacles, la misère, mais jamais la soumission.
Par contre, ensuite, quand la révolution est là, quand Nina approche de la vérité de son identité, que reste-t-il ? Je n’en dévoilerai pas plus, mais le désespoir peut être présent, sauf si une autre porte s’ouvre, celle de la lutte permanente pour un monde meilleur, contre tous les pouvoirs .

Christian Bonnaud

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Merci pour ce voyage dans le temps et l'espace, poétique et fort. J'ai lu ton roman, reçu hier, avec grand intérêt. Ta prose est très sympathique, et j'ai été touchée par cette figure pleine de subtilités... cette Nina qui traverse l'Histoire, dans son habit d'ombres et de lumières carminées. Voilà qui nous permet de découvrir les coulisses de ces révoltes en marche, du siècle dernier. C'est vivant, et jusqu'au bout, je t'ai lu avec curiosité. Un battement en plein ciel, un déclic, une photo... Même Blaise Cendrars, au détour des chapitres. Et un érotisme tout en nuances... bref, j'ai bien aimé, je dois dire, ce tableau peint par touches successives.
On attend le suivant...

Anne Poiré

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  Avec ROUGE NINA, Claude Burneau, le conteur, vient de créer une magnifique héroïne. Tout au long de ce roman au rythme soutenu, nous suivons avec envoûtement les aventures d'une enfant plongée dans les ferments d'une future révolution Russe dont elle va, devenue femme, participer aux fondations aux côtés des principaux acteurs historiques. L'écrivain entremêle, avec beaucoup d'habileté, la grande Histoire et le destin de ce personnage passionné, en quête de justice et de liberté, toujours déchiré entre espoirs et doutes.
La réussite de ce récit tient aussi à sa solide construction et à la force poétique de son écriture. L'œil aigu du photographe sert une belle imagination et une plume riche et vive. Un premier roman dont on attend la suite.

J.P Sautreau

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  Premier roman pour un des capitaines de chez " Soc et Foc ". A travers l'histoire de Nina, une jeune fille qui traverse toute la période révolutionnaire russe, l'auteur nous emmène tambour battant... On tremble, on souffre, on vibre avec notre héroïne, ballottée entre l'exploitation, voire l'esclavage domestique, dans la glèbe des taudis ou des usines et les lumières parfois aveuglantes des plus hautes sphères du pouvoir. Son éveil à la sensualité se double d'une initiation à l'engagement politique. Claude, qui pratique allègrement l'art de l'ellipse, nous propose ici de partager sa vision historique des débuts du communisme sous un angle poétique et volontiers féministe.

Jean-Claude Touzeil - Equisol hiver 08

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Rouge Nina. Editions du Petit Pavé, 2008. - 226 p.; 21 cm. -ISBN 978-2-84712-184-1 : 18€.
RUSSIE - MISÈRE - RÉVOLUTION D'OCTOBRE 1917 -CONDITION FÉMININE - AMOUR. Chantier du Transsibérien: univers de boue et de sueur. On rapporte le corps inerte de Clément, le père de Nina. Est contée par la petite-fille la vie à l'isba : le souvenir du père d'origine française, le corps réconfortant d'lrina sa maman qui sent la galette et le miel, grand-père Sergueï, tante Olga et oncle Igor, son cousin lvan et Vladimir l'instituteur. Un marchand ambulant donne à Nina un cahier rouge dans lequel elle se confie. Nina écoute les conversations des grands et entend les mots : ouvriers, misère, salaires, révolte, arrestations, répression, grève, droits, justice, liberté. Elle apprend vite, est boulimique de lecture et curieuse de tout. Lors d'une émeute, un homme ivre la viole. Irina part travailler à la ville, Nina part secrètement pour la rejoindre et est vendue comme servante. 1912 : Nina a 18 ans. Accusée du meurtre de son patron, elle fuit, s'éprend de Dimitri, artiste révolutionnaire, rédige un journal pour les femmes, est dans l'entourage de Lénine…
Violence, courage, volonté, révolte, un peu de sexe : une écriture à la russe, sensuelle, de chair et de sang. Un roman de formation, une fresque russe écrite dans une très belle langue avec des chapitres courts, beaucoup de dialogues présentant des positions antithétiques, un récit rythmé.

O. B. - Inter CDI n°  217 janvier-février 2009

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NINA ROUGE, La chaude couleur d’un premier roman.

Claude Burneau ne cesse de surprendre ceux qui le côtoient, qui s’interrogent sur son étonnante capacité à tromper le temps pour faire feu de multiples passions créatrices. Poète d’abord, il est aussi conteur, photographe, auteur de pièces de théâtres, animateur culturel et d’ateliers d’écriture. Il est à la barre des éditions Soc et Foc qui vont fêter leurs 30 ans cette année. Cet activiste de « divers bricolages autour du langage », selon sa propre formule, partage, de plus, sans compter, son goût des autres et de la vie. Homme d’engagements, plein autant de modestie que de talents, il demeure toujours disponible à la rencontre, à l’échange attentif et chaleureux.
Cette fois, notre talentueux touche-à-tout de l’écrit vient de publier son premier roman Rouge Nina aux « Editions du Petit Pavé », qu’il présente, « spécialiste » des écritures courtes, comme un défi. Défi, car pour cette première course de fond, Claude Burneau a délibérément choisi l’étroitesse d’une voie à l’écart de la littérature actuelle. Entre la veine florissante du terroir privilégiant le fond de l’air à la forme et les multiples courants, plus ou moins nombrilistes, chassant l’intrigue pour l’expérimentation, il a osé la conciliation du style et du romanesque. Sous l’étiquette roman, de plus en plus équivoque, ne se cachent ni un faux essai, un journal, une autobiographie ou une autofiction, mais bien une aventure d’écriture au service d’une vraie fiction.
Huilant bien les rouages de la fresque populaire réussie : la lumineuse héroïne, le tracé d’une vie et les nœuds serrés d’une histoire, il a lancé sur les rails une remuante création littéraire embarquée par le souffle de l’imaginaire et le sens du récit, entraînée par la richesse et la précision des mots, emballée par la composition et le rythme musical, emportée par la sensualité et la poésie des phrases.
Claude Burneau a décidé d’« inventer une vie » à une certaine Nina, découverte par une amie sur une tombe de Venise, « qui côtoyait des personnalités comme Stravinsky ». Sur ses traces, il nous ballotte dans les derniers soubresauts du tsarisme et nous emporte dans l’effervescence de 1917.
Nous suivons, avec envoûtement, le destin de cette enfant, née dans la boue du chantier du Transsibérien, plongée toute son enfance dans les ferments d’une future révolution dont elle va, devenue femme, participer aux fondations aux côtés des principaux acteurs historiques.
Son père Clément mort, sa mère Irina contrainte à faire son balluchon, Nina partage, seule, la misère du peuple, vit l’exploitation et l’injustice, avant de choisir l’engagement et d’apporter sa fougue à la cause des révoltés.
Claude Burneau nous peint un très beau portrait de femme, tenant le cahier rouge de sa vie passionnée, revendiquant la liberté d’esprit comme du corps, refusant les compromis et dénonçant les trahisons quitte à connaitre les désillusions. Un très beau portrait féministe, dont la force repose sur le subtil entrecroisement des fils de la fiction et de ceux de l’Histoire. Au passage, Nina croise Arthur Batut, l’inventeur de la photographie aérienne, comme Raspoutine et Lénine. Et ce papa Clément n’est-il pas la voix communarde poussant sur les barricades le « temps des cerises » ?
La réussite du livre tient aussi à sa solide construction en chapitres courts et très dialogués impulsant le récit et la grande vivacité de sa langue. L’écriture très poétique sert l’œil aigu du photographe qui cadre chaque scène avec beaucoup de précision.
Claude Burneau a pris la plus belle plume d’un
oiseau rouge pour une écriture des cinq sens au service d’un joli coquelicot poussée dans le champ de sa féconde imagination.

 

Jean-Pierre Sautreau